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Et si vous deveniez Hypnothérapeute? Quelques conseils pour exercer ce métier…

Devenir hypnothérapeute

De plus en plus de personnes désirent effectuer une reconversion professionnelle dans le domaine de la relation d’aide et plus particulièrement à l’Hypnose thérapeutique. Elles ressentent souvent le besoin de retrouver la notion « d’être humain », de redonner du sens à ce qu’elles vivent, d’exercer une activité en accord avec leurs valeurs, de contribuer à quelque chose de plus grand, de s’accomplir…

Ces personnes ont souvent déjà eu recours à des séances d’hypnose, suivit une formation ou sont intriguées, passionnées par le sujet et d’une certaine façon par l’être humain. En effet, il est difficile de dissocier l’hypnose de l’être humain car il s’agit d’une des approches les plus respectueuses de la valeur d’une personne, de ses faiblesses, de ses forces, de ses ressources et de son potentiel.

Après avoir discuté avec plusieurs intéressés, une graine commune semble s’être plantée dans leurs têtes sans pour autant avoir déjà germé : « exercer le métier d’hypno-thérapeute ».

De hautes études en psychologie ne sont pas nécessaires pour s’engager dans cette voie. Mais avec une formation de bases de qualité et de bonnes aptitudes relationnelles, ce métier est à la portée de nombreuses personnes. Bien sûr, il s’agit d’un métier exigeant dans lequel l’éthique est au premier plan. C’est un métier dans lequel la remise en question de sa pratique est permanente, tout comme son travail de développement personnel. La supervision est primordiale et la formation continue du jeune thérapeute est un gage de professionnalisme.

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un Hypnothérapeute n’est pas ?

La notion de thérapeute met d’ores et déjà à l’écart les clichés que peuvent nous imposer les médias. L’hypnose « grand public » est souvent décrite avec un côté magique, presque ésotérique, sous l’emprise de laquelle nous pouvons faire n’importe quoi et octroyant ainsi un certain pouvoir à l’hypnotiseur. Alors non, un hypnothérapeute n’endort pas ses patients pour leur faire faire tout ce qu’il veut. Il ne s’agit pas ici d’hypnose de foire comme on le voit à la télévision. Les patients ne dorment pas mais sont dans un état de conscience modifiée où ils font abstraction de la réalité environnante pour se plonger au plus profond d’eux-mêmes. Même si le thérapeute fait appel à la part inconsciente du patient, son conscient veille toujours à ne pas transgresser des règles qui pourraient nuire à ses propres valeurs.

Un hypnothérapeute n’est pas non plus un médium où un voyant (même si certains associent cela à leur pratique par leur prédisposition personnelle). Les réponses que vous êtes venu chercher seront à trouver en vous grâce à cet état d’hypnose, en aucun cas le thérapeute ne les devinera ou vous les prédira. Il peut néanmoins orienter votre réflexion par son questionnement.

Un hypnothérapeute n’est pas un psychologue ou un psychothérapeute. Inutile donc de partir sur des années de thérapies. Bien souvent, les thérapies par l’hypnose sont brèves car elles visent à régler un problème bien précis et non pas à refaire toute la genèse du patient. Nous sous-estimons le pouvoir de notre inconscient et le but également de l’hypnothérapeute et de montrer celui-ci à son patient, de manière à le rendre autonome, de lui montrer des exercices à reproduire seul en pratiquant l’auto-hypnose.

Un hypnothérapeute n’est pas un médecin. Tout ce qu’il peut vous prescrire ce sont des tâches à faire pour tendre vers votre propre objectif. Même si il traite avec vous vos problèmes de cigarette, de sommeil ou de poids, il ne vous prescrira ni de médicaments ni de solution miracle ! En revanche, dans le cas de maladie grave, il peut vous aider à soulager vos douleurs.

Le métier c’est quoi ?

Hypnose -cerveau-Ecole de PNL de Lausanne - EPNLL

C’est avant tout prendre en compte la personne, l’humain, qui se présente à vous avec un problème à résoudre et lui faire réactiver avec des outils et des techniques les ressources connues ou méconnues qu’il possède déjà pour l’aider à trouver sa solution. Parce que le patient n’a pas conscience de ses propres ressources, c’est à son inconscient que l’on va s’adresser. L’inconscient agit toujours de façon bénéfique pour le patient, même si cela passe par des comportements jugés inappropriés et invalidants. Pour l’inconscient, ces comportements sont une réponse positive de « survie ». Il va donc falloir aller dialoguer avec l’inconscient du patient afin de savoir à quoi il veut survivre pour qu’il ait à mettre en place ces comportements consciemment gênants pour le patient.

Au cours de séances, l’hypnothérapeute va donc, par des techniques d’induction hypnotiques, mettre en exergue le besoin à satisfaire pour l’inconscient et le remonter au conscient afin que le patient le comprenne et puisse modifier son comportement. C’est le « pourquoi » qui va être déterminé, dans le but de mettre en place un changement profond pour le patient. Le thérapeute n’est donc qu’un moyen, une aide, car c’est bien le patient qui doit faire le travail. Le thérapeute est ici comme le serait un entraîneur sportif, un véritable coach, avec ses conseils et ses exercices pour développer les ressources manquantes au patient et qui lui permettront de dépasser ses blocages. Mais c’est bien le patient qui agit et le mérite du résultat lui revient entièrement. N’est-pas au sportif que l’on donne la médaille, pas à son entraîneur, non ?

Etre hypnothérapeute, c’est aussi devenir indépendant!

Exercer le métier d’hypno-thérapeute c’est aussi devenir indépendant. Ce qui veut dire débuter une activité, se faire connaître, effectuer des tâches administratives. Quelques notions de marketing, une spécialisation, des partenaires de qualités et un bon réseau de contact vous aideront à contredire la règle du lancement d’activité qui dit que  « Ce n’est pas parce vous décidez d’ouvrir un cabinet de consultation que les clients vont arriver. ». Pour ce faire, il ne faut pas hésiter à contacter des thérapeutes déjà en place afin de mesurer l’ampleur des tâches hors consultations. Certaines formations ne vous lâchent pas dès l’obtention de votre diplôme et vous préparent également à la suite.

Et si ce n’était pas fait pour moi ?

image croisement hypnose - ecole de pnl de lausanne - epnllLa réponse est assez simple. Pour devenir Hypno-thérapeute, vous devrez suivre une formation. En choisissant bien votre formation, le programme vous permettra de valider, vérifier, confirmer vos aptitudes et motivation pour ce fabuleux métier. Et si, vous prenez conscience et cours de route que vos envies vous portent dans une autre direction, vous pourrez toujours changer de cap. Ce que vous aurez appris vous sera toujours utile, tant pour votre vie personnelle que professionnelle.

 

Comment faire mes premiers pas dans ce domaine?

Les formations :

En matière de formation francophones, vous trouvez de nombreux centres de formation, en France, en Belgique, en Suisse et également au Québec. A Montréal l’Institut Humanitum, à Paris l’Institut Français d’Hypnose Ericksonienne, à Lausanne l’Ecole de PNL de Lausanne, à Liège l’Institut Milton Erickson. De manière assez généralisée, les formations ont une durée d’une vingtaine de jours par niveaux de certification. Un premier niveau communément appelé « Praticien en Hypnose Ericksonienne » et un deuxième niveau « Maître Praticien en Hypnose Ericksonienne ». Ces formations sont orientées vers l’acquisition des méthodes et protocoles hypnotiques mais rarement vers l’apprentissage du métier d’hypno-thérapeute.

En revanche, certaines écoles proposent une formation en hypnose  innovante, axée sur la pratique, l’expérience et le métier d’Hypno-thérapeute. En plus d’apprendre les méthodologies et les protocoles intrinsèques à l’Hypnose Ericksonienne, vous apprenez un ensemble d’approches et d’outils complémentaires tels que la PNL,  la Systémique et l’approche Stratégique de l’Ecole de Palo Alto. Vous pouvez même bénéficier d’une série de vidéos pour vous guider dans le lancement de votre activité. L’objectif étant de permettre aux participants de débuter leur activité avec une richesse d’outils, la flexibilité et le professionnalisme thérapeutique. L’éthique est très importante et la formation n’est qu’une première étape qui permet à chaque futur thérapeute de débuter en toute confiance tout en poursuivant sa formation en fonction de ses affinités et de ses approches préférées.

Comment choisir sa formation?

Pour bien choisir votre formation, nous vous conseillons de respecter 3 points essentiels.

  1. Définissez vos objectifs, ce que vous recherchez en allant suivre une formation. Est-ce pour votre développement personnel ou pour en faire un métier? Puis affinez vos attentes et choisissez la formation qui correspond à celles-ci.
  2. Informez-vous, comparez les programmes, la durée, le coût.
  3. Contactez les instituts, prenez rendez-vous. Vous devez avoir « le feeling » avec l’école et l’enseignant.

Préférez les formations enseignées selon des critères reconnus comme ceux de l’institut Milton Erickson, choisissez des enseignants et des organismes certifiés et reconnus par d’autres entités. Méfiez-vous des grandes promesses, des formations trop courtes, on ne devient pas thérapeute ni en maîtrise de l’hypnose en 5 jours.

Et au-delà du métier visé, le travail sur soi effectué au cours de votre formation ne peut vous être que bénéfique. Avant d’aider les personnes qui viendront vous consulter, c’est vous-même que vous allez d’abord aider. Jusqu’à présent c’est un sujet auquel vous vous intéressiez. Par une formation, c’est un approfondissement qui vous apportera une ouverture d’esprit et une prise de conscience du potentiel de tout être humain. Et donc aussi de votre propre potentiel… Passer par une formation, c’est non seulement essentiel, mais c’est aussi expérimenter les divers changements intérieurs, les modifications de vision, explorer le champ des possibles avant même de faire vivre tout cela à vos futurs clients. Ce métier passe avant tout par un travail de développement personnel qui vous donnera le goût de tout ce que vous pouvez apporter aux autres. Aider les autres est une vocation, et c’est en expérimentant cette aide que vous pourrez en transcender les bienfaits auprès de vos futurs clients.

Selon vos affinités et la demande, vous pourrez également vous spécialiser dans certains domaines par la suite, comme la thérapie familiale, le traitement des douleurs ou de l’anxiété, et même collaborer avec certains services médicaux.

Votre intérêt pour ce domaine est vraiment là? Vous avez maintenant tous les éléments pour en faire votre voie. Il ne vous reste plus qu’à sauter le pas!