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Tristesse dorée

La tristesse est naturelle et fondamentale

Comment s’ouvrir à notre chagrin dans une société où bonheur et productivité prétendent être à portée de main de tout un chacun ?

 

Tristesse dorée

Si nous traversons toutes et tous des épisodes de tristesse, il n’est pas toujours facile de vivre ces moments avec sérénité. La baisse d’énergie et de motivation qui accompagne cette émotion peut générer de la culpabilité, qui provoque parfois un réflexe de rejet ou de déni vis-à-vis de notre ressenti. Comment s’ouvrir à notre chagrin dans une société où bonheur et productivité prétendent être à portée de main de tout un chacun ?

 

Une déprime qui nous veut du bien

 

« La tristesse est naturelle et fondamentale. Nous ne pouvons pas nous en défaire, nous avons besoin de passer par ces périodes » explique Valéry Comte, fondateur de l’epnll. Cette émotion génère des prises de conscience que l’être humain ne s’offre pas dans les moments de joie, favorise des remises en question nécessaires à notre évolution en tant qu’individu. Fuir ou ignorer sa peine revient à nier un besoin physiologique, comme le souligne Daniel Goleman dans son ouvrage au sujet de L’intelligence émotionnelle : « Le repli sur soi permet de faire le deuil d’un être cher ou de digérer un espoir déçu, d’en mesurer les conséquences pour sa propre vie et, lorsque l’énergie revient, de projeter un nouveau départ. Lorsque les premiers humains étaient tristes – et donc vulnérables – cette perte d’énergie les obligeait peut-être à rester près de leur gîte, donc en sécurité. »1 Bien que notre époque ait diminué l’ampleur des dangers qui nous guettent, les signaux de fatigue envoyés par notre corps ont leur utilité.

 

Meilleure ennemie

 

ImgeTristesse - epnll - ecole de pnl de lausanneBien que nos désirs correspondent plutôt à une joie de tous les instants ponctuée de rires et d’eau fraîche, les moments de tristesse sont plus faciles à traverser dès le moment où nous acceptons sa présence. S’autoriser des sanglots, s’offrir du repos, savourer une solitude régénératrice ou prendre soin de soi d’une autre manière sont des réactions nécessaires à sa dissipation. Autant profiter de cette occasion pour nous détendre ! En accueillant l’émotion avec bienveillance, nous lui permettons de délivrer un message essentiel. « Il est important d’écouter ce que la tristesse cherche à nous dire. Elle apparaît afin de signaler une perte de lien » précise Valéry. Celle-ci s’accompagne parfois d’un deuil, thème que Thierry Kalfass explore en profondeur ici. [on pourrait insérer la vidéo en marge du texte] Quoi qu’il en soit, lorsque le moment est venu de s’écarter des sentiers de la tristesse, la boussole de la guérison nous oriente vers de nouveaux liens.

Recharger ses batteries

 

Image - recharger ces batterie - epnll - ecole de pnl de lausanne.jpg« Lorsqu’un lien est rompu, notre chagrin n’est pas directement lié à la personne concernée, mais à ce qu’elle représentait pour nous. Il est alors important de retrouver un lien, notamment en passant du temps entre amis » explique Valéry. La consolation se facilite également lorsque nous trouvons un autre moyen de combler le besoin que cette connexion venait remplir. Par exemple, si nous avions l’habitude de faire beaucoup de sport en couple et que la relation vient de se terminer, il est recommandé de commencer une activité physique avec quelqu’un d’autre, ou en groupe. Cela satisfait à nouveau nos envies et permet également de réorienter notre attention : au lieu de nous focaliser sur ce qui nous manque, nous nous concentrons sur de nouvelles opportunités et complicités.

Comme toute émotion inconfortable, la tristesse peut générer de la gratitude dès lors que nous prenons le temps de considérer ce qu’elle nous a offert. Posons-nous les bonnes questions : Qu’est-ce que j’ai appris grâce à ce que j’ai vécu ? Qu’est-ce que ça dit sur moi ? Qu’est-ce que ça va changer dans ma vie ? Cet état d’esprit pourrait nous permettre d’apprécier les futurs chagrins.

Pour en savoir plus sur les conseils de Valéry comte :

 

 

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1GOLEMAN, D. (1997). L’intelligence émotionnelle: comment transformer ses émotions en intelligence, Trad. T. Piélat, Paris, Robert Laffont, p. 22.

Article de Marion Marchetti

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