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Face à la peur

Pandémie, confinement, coronavirus & cie

La gestion des émotions en période de pandémie et en particulier de la peur est une clé essentielle à notre vie et notre survie.

Face à la peur

Alors que le printemps invite un ciel radieux dans nos journées, le quotidien réservé par le coronavirus y imprime des nuages colorés par le doute. L’incertitude vis-à-vis de la durée du confinement et de la pandémie s’unit au torrent d’informations inquiétantes et contradictoires pour nous imbiber d’une perplexité impuissante. « La crise sanitaire est tombé à un moment où je n’étais pas très bien, en plein questionnement personnel » explique Roger, blogueur de 27 ans qui vit cette période de pandémie et de confinement auprès de sa famille. « Je suis tombé en plein dans les discours anxiogènes, et la peur de la menace ». Comme en témoignent les rayons des supermarchés, la panique aura envahi de nombreux esprits. Comment accueillir cette émotion avec sérénité ?

« La peur est une émotion positive qui indique que nous avons besoin d’être en sécurité » explique Valéry Comte, spécialiste en gestion des émotions et fondateur de l’epnll. Bien entendu, se concentrer sur sa respiration[1], pratiquer la méditation[2] et faire du yoga[3] permet de réduire l’anxiété en activant le système nerveux parasympathique, ce qui ralentit le rythme cardiaque et provoque la détente. En plus de ces approches, la programmation neuro-linguistique (PNL) offre différentes clefs, ainsi qu’un processus complet de gestion des émotions, pour modifier les mécanismes de ce ressenti.

 

image - Harry potter - epnll - ecole de pnl de lausanne - peur - covid-19 - pandémie - valery comteRire de la situation

J.K. Rowling propose de tourner la source de la peur en ridicule dans Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban : le sortilège Riddikulus, correspondant à un exercice de PNL, transforme l’élément effrayant en un objet de moqueries, ce qui sauvera Harry des détraqueurs à plusieurs reprises… Dans le cas du Covid-19, il peut être utile d’orienter notre attention vers l’absurdité des réactions vis-à-vis des stocks de papier toilette, ou de se détendre grâce à l’effervescence humoristique qui nourrit nos réseaux sociaux.

image offrir notre aide - epnll - ecole de pnl de lausanne - peur - covid-19 - valery comteOffrir notre aide

Lors d’une situation stressante telle qu’une via ferrata, le fait de demander à quelqu’un d’aider une autre personne dans son parcours a des effets impressionnants. « En nous concentrant sur nos efforts pour rassurer l’individu dont nous nous sentons responsable, nous diminuons notre peur » ajoute Valéry Comte. Une merveilleuse occasion d’alimenter notre altruisme : proposer notre temps, notre écoute, nos conseils ou notre aide à celles et ceux que la crise sanitaire vulnérabilise.

image poser un cadre - epnll - ecole de pnl de lausanne - gestion des émotions - covid-19 - pandémie - valery comtePoser un cadre

« Lorsque nous fixons des règles et veillons à ce qu’elles soient respectées, nous sécurisons les personnes concernées par ce système » explique Valéry Comte. Qu’il s’agisse de lois nationales ou du fonctionnement d’une famille, le cadre offre à chacun et chacune des lignes directrices pour s’orienter dans ses choix et ses interactions. Nous pouvons prendre le contrôle sur nos journées à la maison en définissant le réveil, l’horaire des activités, la tenue vestimentaire ou d’autres aspects de notre quotidien.

image se mettre en contact - epnll - ecole de pnl de lausanne - gestion des émotions - covid-19 - valery comteSe mettre en contact

Face à la peur, nous pouvons avoir le réflexe de nous refermer sur nous-mêmes, ce qui renforce notre ressenti. « Il est utile d’adopter le réflexe inverse : faire un pas vers les autres » conseille Valéry Comte. La relation rassure, crée une connexion, pose notre attention sur la communication que nous établissons et permet la sécrétion d’ocytocine, hormone du lien social. Cette période de pandémie permet de s’ouvrir virtuellement aux autres et de leur offrir notre attention.

image apprivoiser sa peur - epnll - Ecole de pnl de Lausanne - gestion des émotions - covid-19 - pandémie - valery comteApprivoiser sa peur

Toute émotion a une utilité. « Il s’agit d’identifier l’intention positive de notre peur. Lorsque nous avons peur, nous avons besoin de nous rassurer. Nous devons nous demander : « Comment puis-je me rassurer en ce moment ? ». Aller chercher de l’information, se fixer des règles, s’organiser, planifier, faire des choses simples que nous aimons et qui apportent du plaisir, sont autant de manières de se rassurer, propose Valéry Comte. Ressentir de la peur au cœur de cette crise sanitaire nous protège et nous encourage à adopter des comportements réfléchis. Cette prise de conscience permet d’orienter nos actes vers une attitude responsable : respecter les règles de sécurité, ce pour quoi le sentiment de panique n’est pas nécessaire – poursuivons donc en toute sérénité.

« Depuis quelques semaines, j’ai repris mes esprits et je me suis rappelé que la seule chose qui est vraiment dangereuse, c’est de rester dans un état d’anxiété et de peur » conclut Roger. Nous pouvons orienter notre attention vers des comportements utiles et bienveillants, dont le monde a besoin aujourd’hui plus que jamais.

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Marion Marchetti

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On ressent de la peur en cas de confrontation à un danger, réel ou imaginaire.

L’anxiété est une émotion plus diffuse, un sentiment de malaise qui se manifeste par différentes réactions corporelles, comme la gorge serrée ou l’estomac noué.

L’angoisse apparaît sous forme de crise de manière ponctuelle.

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[1] There is a growing body of scientific evidence for the effectiveness of breathing therapies in a range of diseases including asthma, heart disease, anxiety and depression, and they are being increasingly included in therapeutic protocols. http://www.academia.edu/download/31402364/breathing-therapy.pdf Courtney, Rosalba. “The functions of breathing and its dysfunctions and their relationship to breathing therapy.” International Journal of Osteopathic Medicine 12.3 (2009): 78-85.

[2] Overall, these reviews invite the following tentative conclusions: MM consistently produced reductions in measures of anxiety and depression when compared with non-active controls in studies of anxiety or depression. https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpsyt.2013.00071/full Payne, Peter, and Mardi A. Crane-Godreau. “Meditative movement for depression and anxiety.” Frontiers in psychiatry 4 (2013): 71.

[3] The data suggest that participants in the SK&P group, but not the control group, lowered their degree of anxiety, depression and stress, and also increased their degree of optimism (ANOVA; p < 0.001). The participants in the yoga group experienced the practices as a positive event that induced beneficial effects. https://link.springer.com/article/10.1186

event that induced beneficial effects. https://link.springer.com/article/10.1186/1472-6882-7-43 Kjellgren, Anette, et al. “Wellness through a comprehensive Yogic breathing program–A controlled pilot trial.” BMC Complementary and Alternative Medicine 7.1 (2007): 43.