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Comment sortir de sa zone de confort ?

Cette expression nous est servie à toutes les sauces de nos jours et on trouve des articles à foison sur le web, dans des ouvrages ou des magazines. La raison est simple : nous avons été secoué-e-s dans nos libertés, dans notre vie routinière, dans nos habitudes avec les mesures sanitaires et si on se permet de prendre comme métaphore que notre zone de confort est notre vieux fauteuil adoré, en période de confinement, d’isolement ou d’inactivité, ce fauteuil peut devenir notre pire ennemi, car il ne nous permet plus de nous sentir en confort, mais bien en inconfort, parce qu’on se sent obligé d’y rester assis-e.
Cependant, cette zone de confort qui est synonyme d’habitude, de routine, de normalité et de sécurité est-elle vraiment le gage d’un bonheur absolu et protège-t-elle vraiment des aléas de la vie ?

Faire un changement sans rien changer…

Nous sommes souvent confrontés à un dilemme : changer ce qui ne nous convient pas tout en essayant de ne pas se mettre en danger, de ne rien changer à nos habitudes. Et c’est parfaitement normal ! Nous détestons le changement, surtout si nous nous l’imposons à nous-mêmes. Pas moyen de se déresponsabiliser et de mettre la faute sur quelqu’un ou quelque chose d’autre. Or, c’est précisément en se dépassant, en cherchant les ressources que nous avons en nous (et non à l’extérieur) et en affrontant ses peurs et ses doutes que l’on pourra « sortir de sa zone de confort ».
Rien à voir avec une prise de risque, mais avec la confiance en soi et ses compétences. La clé réside là-dedans !

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Mais avant de sortir de sa zone de confort, il nous faut savoir jusqu’où elle s’étend. Et il peut paraître surprenant de voir que notre zone de confort est nettement plus large et étendue que ce que nous pourrions penser… En quelque sorte, la zone de confort ne résume peut-être pas qu’au fauteuil, mais peut contenir la table du salon, la plante verte, le tapis, mais aussi la façon de m’y asseoir, la position de la télécommande, le programme regardé à la TV, le fait d’allumer la lumière, le rituel que j’ai de dépoussiérer mon coussin avant de m’asseoir, etc.

Métaphore mise à part, la zone de confort est l’ensemble des habitudes, des croyances et des savoir-faire, des petits rituels et des moments spécifiques que nous adoptons tous les jours. La zone de confort, c’est notre routine à nous. La zone de confort, c’est notre sécurité! Et à l’intérieur, nous sommes rassurés de faire nos actions.

Dans la vie professionnelle, il s’agit des compétences, des connaissances, des relations avec les autres et des responsabilités que chacun détient dans ce système en tant qu’employé.

Pour sortir de sa zone de confort, il faut donc se faire violence, sortir de soi ou… se lever de son fauteuil. Mais ceci doit se faire en étant conscient que nous avons des compétences sur lesquelles nous appuyer tout en sachant que le résultat de ce changement n’est pas peut-être pas encore connu. Il faut donc passer par une sorte de zone comparable à un SAS où l’on quitte un lieu, un univers pour en rejoindre un autre… avec tout ce qui peut se passer entre deux.

L’apprentissage, un passage obligé pour sortir de notre zone de confort

En PNL, sortir de sa zone de confort mobilise un des 4 piliers fondamentaux : les apprentissages. En étant dans sa zone de confort et ne souhaitant pas se mobiliser, nous sommes en quelques sortes inconscients de nos compétences et de nos incompétences. Dès le moment où l’on souhaite en sortir, nous faisons le point et nous nous rendons compte de ce qu’il nous manque pour y arriver (d’où les doutes, la peur, les hésitations, etc.) Nous nous déclarons donc consciemment incompétents. Ce n’est qu’en cherchant en soi, en ouvrant notre cercle social, en entamant peut-être une nouvelle formation, en changeant une habitude, que l’on acquiert ces éléments manquants. Nous sommes dans une zone d’inconfort, car nous avons déjà quitté la zone de confort… Mais… nous devenons consciemment compétents. C’est ici que nous réalisons que l’impossible devient possible. Et nous aurons regagné totalement une zone de confort, lorsque, sans plus y penser, nos compétences seront intégrées de manière totalement inconsciente. Et cette mobilisation de soi est la clé d’un changement qui peut parfois être salutaire pour notre santé mentale (en effet s’écouter est le seul moyen de se sentir bien). C’est un moyen de nous sortir du côté parfois bloquant d’une zone de confort qui se fige avec le temps.
En quittant votre zone de confort, de nouvelles opportunités s’offriront à vous, c’est une certitude !

Si on se sent si bien dans notre zone de confort, pourquoi en sortir ?

Naturellement, personne ne nous y oblige… Quoique… des événements même minimes peuvent contraindre de sortir de notre zone de confort…. Il est très “confortable” d’occuper nos journées à faire ce que nous savons faire. Cela limite le stress et la sensation d’anxiété et offre l’illusion de se réaliser. Pourtant, avec le temps, cette zone de refuge qui semble nous convenir, provoque ennui et frustration, voire tristesse. Nous procrastinons sur les tâches que nous devons réaliser et nous nous laissons aller.
C’est une sorte de spirale de « toujours plus de la même chose » (merci Paul Watzlavic !). Il est donc nécessaire régulièrement, quand on en ressent le besoin, quand cela bloque, quand cela ne nous remplit plus suffisamment de vie, de casser cette spirale et de découvrir de nouvelles possibilités et opportunités. Oser sortir de sa zone de confort, même un tout petit peu, c’est le gage d’une grande fierté de soi. Sortir de sa zone de confort, c’est atteindre une autre zone, nettement plus prolixe. On la retrouve dans la littérature comme la zone de performance optimale (concept très utile pour le conditionnement sportif) où tout devient utile pour se construire. Même l’anxiété et le stress deviennent positifs. On y trouve un sentiment de maîtrise de soi et de notre environnement, des objectifs clairs et le temps semble passer nettement plus vite. (état de conscience modifié ?)

Comment sortir de sa zone de confort sans souffrir ? 

À la suite de tout cela, comment sortir de sa zone de confort sans souffrir ? On l’a vu, c’est un joli chemin, mais il ne peut se faire qu’en ayant confiance en soi (au moins un peu) et se dire que l’unique moyen de faire du changement, se situe justement hors de sa zone de confort. Une fois sorti-e, les changements peuvent commencer. Et nous faisons tous cette même erreur d’attendre le moment opportun, de prévoir, de planifier, mais au fond, nous faisons cela depuis notre point de vue “fauteuil” depuis lequel, nous ne savons absolument pas ce qui va se passer. Donc, mieux vaut en sortir en toute confiance. Voici une série de considérations qui vous seront certainement utiles :

DEFINIR SA ZONE DE CONFORT. Amusez-vous, en vous aidant de vos proches ou non, à lister ce que vous faites non par plaisir, mais par habitude. Par exemple, voyez-vous toujours les mêmes amis ? Cuisinez-vous toujours la même chose ? Allez-vous toujours aux mêmes endroits ? Faites-vous du sport pour le plaisir ou parce qu’il faut bien en faire ? Empruntez-vous toujours le même chemin pour vous rendre au travail ? Soyons clairs. Il n’y a aucun mal à cela ! Mais, il est très intéressant de comprendre comment nous fonctionnons et jusqu’à quel point notre zone de confort influence notre liberté et notre vie de tous les jours pour se rendre compte aussi que, parfois, on passe à côté d’énormément de choses sans plus s’en rendre compte.

SURMONTER SES PEURS. Une fois sa zone de confort identifiée et le problème cerné, il faut mettre en place un plan d’action pour en sortir, arrêter de repousser la prise de décision et sauter le pas. Les peurs et les craintes que nous imaginons sont souvent le fruit de notre esprit, donc potentiellement infondées. Il est en revanche intéressant de comprendre ce qu’elles nous indiquent : la peur exprime toujours une intention positive. Ces barrières peuvent tomber si vous commencez par de petites actions, simples à réaliser. Par exemple, si vous avez peur de prendre la parole en public, il faut commencer par se préparer de manière optimale, voire se « tester » devant un petit auditoire. Comprendre ses peurs, travailler avec elles vous rendra nettement plus fort-e.

S’ENTOURER DES NOUVELLES PERSONNES ET RESSOURCES. Rencontrer de nouvelles personnes et élargir son réseau permet d’ouvrir l’horizon des possibles. Prenez le temps de boire un verre avec un-e collègue que vous ne connaissez pas ou exposez votre idée à votre famille ou des amis. Dans le même ordre d’idées, prendre part à des réunions ou des formations sur des sujets qui vous intéressent peut apporter des pistes pour avancer. Et merci le confinement, on trouve nettement plus de possibilités aujourd’hui sur Internet ! Seulement, qui dit « nouveautés » dit également « faire le tri ». Nous avons construit notre zone de confort avec des objets ou des habitudes qui ne sont peut-être plus utiles aujourd’hui. Et il y a fort à parier que votre fauteuil, bien que très confortable, ne vous permette pas d’acquérir un fauteuil encore plus adapté à vos besoins…

CONSTATER QU’IL FAUT QUE CELA CHANGE. Soyez honnête avec vous-mêmes. Il y a des choses que vous n’aimez pas et que vous voulez changer. C’est sur cela qu’il faudra agir en tout premier lieu. La mauvaise décision est celle de continuer à vivre avec ces déconvenues. Pour arrêter de subir une situation qui ne vous convient pas, il faut donc commencer par prendre la décision de la quitter. De plus, attendre qu’on vous l’impose aura un double effet Kiss Cool. D’abord, vous ne serez pas maître de ce qui vous arrive et vous ne pourrez donc pas agir aussi librement et autant en accord avec vos valeurs et vos envies. Ensuite, cela ne fera que mener la vie dure à votre estime de soi ou à votre capacité d’affirmation de vos besoins.

 

ÊTRE PRÊT-E A SE SENTIR DÉSTABILISÉ-E. Il est donc nécessaire de surmonter sa peur de l’échec. Le joli adage de Clémenceau qui dit que « la seule façon d’échouer, c’est d’abandonner avant d’avoir réussi » prend alors tout son sens. Pourquoi ? Car si vous n’expérimentez aucun ratage, c’est que  vous êtes resté-e dans votre zone de confort. Nous pensons parfois changer des choses et rien ne se produit, car nous sommes encore dans notre zone de confort. Dès lors, lorsque nous en sortons, nous sentons glissons vers l’inconnu. Certes, c’est angoissant, mais c’est précisément là que se situent toutes nos capacités à évoluer et toutes les opportunités pour un changement positif. Mieux vaut donc avoir conscience de que ça va secouer, mais qu’au final, c’est positif.

UN VOYAGE ? De nombreux auteurs parlent de l’importance du voyage, du changement d’air, de la découverte… De Nicolas Bouvier à Sylvain Tesson en passant par Jules Verne ou plus récemment Frédéric Pie, tous ont pris le temps du voyage pour écrire et faire comprendre comme ce moment est important. C’est en fait le meilleur moyen de sortir de sa zone de confort. Pourquoi, car on rentre à la maison après ! Mais, on revient avec certainement des choses qui ont changé, des idées qui ont mûri, des confirmations de ce que l’on ne savait pas encore, une connaissance en plus, … Bref, on est consciemment et inconsciemment plus compétent. Partez à l’aventure ! Seul ou accompagné. Et pas besoin de vous voyager loin ! Regardez votre pays à la loupe, il y a bien un endroit que vous n’avez jamais vu, même un petit endroit très précis. Organiser ce voyage, l’accomplir et atteindre son objectif sera déjà une aventure enrichissante !

Est-ce alors mal de rester dans sa zone de confort ?

Vous l’aurez compris : rester dans sa zone de confort n’est pas un mal en soi, cela permet d’avoir la stabilité, la sécurité et le confort pour réaliser ses tâches au quotidien. Si une situation devient trop pesante ou compliquée à gérer, est-ce vraiment confortable de rester dans sa zone de confort ?

En d’autres termes, choisir de sortir de sa zone de confort n’est pas en soi une mise en danger, mais bien un choix personnel. Vous aurez besoin de croire en vous, en vos compétences et au fait que tout ira bien. Ce n’est qu’en prenant des risques, en changeant des habitudes, en faisant du tri ou en travaillant avec ses besoins que l’on peut avancer et quitter avec sérénité sa zone de confort quand cela sera nécessaire. Parce que oui ! sortir de sa zone de confort n’est pas obligatoire ! Cependant, cela devient vivement recommandé lorsque elle ne permet plus d’être créatif-ve, libre et fier-ère de soi.

L’êtes-vous actuellement dans votre vie ?

Envie de lecture ou d’occupations ?

Outre les quelques liens qui se trouvent dans cet article et qui amènent à nos formations ou des ouvrages parlant de voyage, voici quelques ressources.

Un article de l’Optimisme

La performance optimale traitée par Maxime Bedel

Comment quitter sa zone de confort (devperso.com)

HENDRICKS, Gay (2019), Le grand saut : Osez sortir de votre zone de confort, Poche

WATZLAWICK, Paul (1990), Faites vous-même votre malheur par Watzlawick, Seuil

WATZLAWICK, Paul (1991), Comment réussir à échouer : Trouver l’ultrasolution, Seuil

 

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